Le tri sélectif change de rythme
Mais attention a ce que vous mettrez dedans:
La Communauté urbaine lance une opération « refus de bacs ». Il s'agit de ne plus accepter les poubelles vertes contenant trop d'erreurs de tri. Exercice pratique hier à Rillieux-la-Pape
Carton jaune. D'un bac vert du quartier pavillonnaire situé près du rond-point de Vancia, l'agent de la propreté ressort un emballage à œufs en plastique transparent. « Ça ce n'est pas bon ». Puis scotche le couvercle d'un long ruban jaune. Le bac réservé au tri sera ramassé plus tard mais avec les bacs gris. « L'habitant sera informé des raisons de ce refus de collecte par un document et par le passage à son domicile des messagers du tri » explique sur place Thierry Philip, vice-président du Grand Lyon en charge de la propreté. Mais l'habitant en question râle : « N'y a-t-il pas plus important à faire » ? « Il s'agit avant tout d'une action pédagogique. Sur les 414 000 tonnes de déchets produits en 2008 dans le Grand Lyon (ordures ménagères, verre et collecte sélective) environ 50 % sont composés de déchets recyclables tels les journaux et les emballages » poursuit le « monsieur propre » du Grand Lyon. L'objectif est de 20 % de refus de tri en 2010 (déchets non recyclables qui se trouvent dans les bacs verts). Il est actuellement de 27,3 %. La quantité d'ordures ménagères sera alors allégée de 5 kg par an et par personne.
Mission certes pédagogique mais qui peut s'avérer plus contraignante pour des habitants récidivistes : si après plusieurs cartons jaunes les erreurs de tri demeurent, alors viendra le carton rouge. Il se traduira par la récupération du bac vert par le Grand Lyon. « On pense ne pas en arriver là » espère Thierry Philip, certain que « les Grand lyonnais sont des gens citoyens et responsables ».
Pourquoi faut-il trier ses ordures ? Cette action répond aux engagements de l'Union européenne et du Grenelle de l'environnement. L'enjeu est aussi social mais également économique : outre la récupération d'objets et la création d'emplois destinés à des personnes en difficulté, chaque tonne détournée de l'enfouissement ou de l'incinération permet d'économiser environ 100 euros.
Que peut-on mettre dans un bac vert ? Il faut se contenter des déchets indiqués sur les bacs verts : bouteilles et flacons en plastique, journaux, magazines, cartons et boîtes métalliques. Mais ni pots de yaourts, ni barquettes alimentaires en polystyrène. En cas de doute, mieux vaut mettre ses déchets dans les bacs gris.
Qui est concerné ? Pour l'instant la phase d'information a débuté dans des zones pavillonnaires à Vaulx-en-Velin, Villeurbanne, Meyzieu, Genay, Rillieux-la-pape et Saint-Cyr-au-Mont-d'Or. A terme, les 57 communes du Grand Lyon seront touchées par ce dispositif.
Jacques Boucaud
Source: http://www.leprogres.fr/fr/permalien/article.html?iurweb=362525